Compagnie MéMé BaNjO

présentation

Poétique du double
Il s'agit de points de vue simultanés, exprimés par des médias différents (chorégraphique, scénographique et musicale) traitant chacun à leur façon du même objet : le double.
C'est une proposition sur la multitude de degrés d'expression de ce concept qui, dans le traitement chorégraphique, à pour source le corps et la force vitale qui l'anime, et se développe dans cette pièce dans des directions diverses.  L'une peut être interne et tend vers l'infiniment petit, l'essence, l'architecture de ce corps, sa sensualité et son émotion.  Une autre peut être externe, voyageant vers le dehors, la trace, l'empreinte, jusqu'à l'ombre, le souvenir de ce corps... mais aussi vers l'autre et l'ailleurs.

Travail en miroir, recherche d'un négatif, d'une empreinte.

presse

Marie-Christine Vernay, Libération

« Versants » fait sensations... « Lionel Hoche fait partie des jeunes chorégraphes que les ballets guettent. Ses débuts dans le classique à l'école de danse de l'Opéra de Paris, puis au Nederlands Dans Theater, lui ont assuré des bases solides sur lesquelles il a su s'appuyer pour développer son propre langage. A trente-sept ans, il a déjà une trentaine de pièces à son actif, réalisées pour des ballets ou pour sa compagnie, MéMé BaNjO, créée en 1992 et en résidence à L'Esplanade de Saint-Etienne depuis 1998. Rien d'étonnant à cette activité et à ce relatif confort, rares pour des jeunes auteurs : Lionel Hoche représente une précieuse relève pour les compagnies classiques et a indéniablement un certain savoir-faire.
Variations. Versants privilégie la sensation de l'interprète, plus que la dramaturgie, ce qui n'est pas toujours évident pour le spectateur qui glisse d'un bout à l'autre du spectacle sans trop savoir à quoi s'accrocher. Ce n'est pas forcément désagréable, cette impression de ne rien saisir, de se laisser aller d'un bout à l'autre des (attachants et remarquables) danseurs, de passer d'une bande-son urbaine à un quatuor à cordes en direct, d'écouter un bout de texte dit par un comédien, de s'attarder sur les figurines noires et scratchées du décor de Philippe Favier. Tout ici nous file entre les doigts. Comme si Hoche ne souhaitait pas que l'on garde des souvenirs de son spectacle, préférant qu'on le vive dans l'instant.
Dans ces variations sur le désir et le regret, toutes disciplines confondues sur le plateau, on retrouve bien des qualités que l'on avait déjà aimées chez Lionel Hoche. La gestuelle tout d'abord, qui dérègle un classique trop ordonné. Si, par exemple, un membre s'étire en un port élégant, il est dans le même temps désavoué par un bras qui pend lamentablement. Il en va de même des chutes qui cassent les élans, des beaux passages au sol qui sont l'autre versant des classiques ensembles verticaux, d'un accent baroque dans un poignet qui contredit quelques blocages de l'articulation du genou.(...)
Marie-Christine Vernay, Libération, le 20 janvier 2000.

Michel Odin, Danse - (European Dance News)

La petite mélodie de Lionel Hoche...«... Plus qu'un style, Lionel Hoche a réussi à laisser longtemps dans l'oel et même l'oreille du spectateur une petite mélodie tranquille, faite de souvenirs subtils de choses vues, d'instants de danse particulièrement beaux et nouveaux, sortis de sa seule imagination.
Sa dernière création à Saint-Etienne, confirme une fois de plus, les exceptionnelles qualités du chorégraphe.
Avec Versants, Lionel Hoche nous prend par la main pour nous faire faire un magnifique voyage à travers le labyrinthe de sa surprenante imagination. Des poèmes judicieusement choisis, dits avec intelligence et perspicacité par Sébastien Charles, une scénographie de Philippe Favier, des musiques passionnantes, cinq danseurs solides, les ingrédients sont là. Lionel Hoche les mixe, les malaxe à sa manière. On ne s'ennuie pas une seconde tant tout est parfaitement réglé, huilé, avec audace, fantaisie et un savoir-faire angélique. Lionel Hoche est un chorégraphe d'exception qui ne copie personne.
Michel Odin, Danse - (European Dance News), février 2001.

Gallia Valette-Pilenko, Saisons de la Danse

Précieuse bizarrerie...« ...Ce pourrait être une chambre blanche au sol rouge avec une sorte de guérite dans le coin de gauche. Des silhouettes de personnages bizarres se découpent en noir sur les murs tandis que d'autres silhouettes se détachent dans le noir, comme des ombres furtives. Les danseurs sont immobiles, tels des statues. La scène s'anime, la danse est véloce et complexe. (...) Versants laisse une impression tenace de bizarrerie précieuse au vocabulaire riche et aux images fixées dans la rétine. D'autant que la scénographie de Philippe Favier trouve de singuliers échos à la gestuelle du chorégraphe. Et puis, il y a un indéniable talent de composition, que ce soit dans la chorégraphie ou dans la bande-son qui mêle magistralement un quatuor à cordes et une partition électronique de Bosco, technoïde en diable. . (...)
Gallia Valette-Pilenko, Saisons de la Danse, février 2001.

Claudie Léger, La Tribune Le Progrès

Vertige des mots, vertige des corps... «... L'ombre est le repère d'un spectacle qui explore, avec jubilation, les dédoublements, les échos, les ricochets d'un thème initial exprimé en leitmotiv. Très structurée, la matière chorégraphique n'est pas moins malléable, selon la fantaisie de son modeleur qui aime toujours surprendre, alliant la fraîcheur de l'âme à la beauté du geste.
Aux jeux de Versants, Lionel Hoche s'est allié les ingénieux talents scénographiques de Philippe Favier, concepteur d'une muraille blanche où se profile un bataillon de silhouettes inquiétantes, détachables à souhait.
(...) Les ambiances très contrastées se nourrissent de climats musicaux, grâce aux superbes compositions contemporaines de Jérôme Charles jouées en « live » à trois mètres du sol, par un quatuor à cordes. Au final, les musiciens se retrouvent scotchés sur un plan plus terrestre ! Leurs notes s'imbriquent souvent aux rythmes électroniques « new wave » de Bosco.
Le puzzle est étonnant, audacieux, faisant de Versants une oeuvre complexe, très soignée, jusqu'à dans les subtils jeux de lumières de Mikki Kunttu, sculptant la chorégraphie.
Voilà un travail fort original au service d'une danse inventive, où MéMé BaNjO, composée de personnalités très différentes, trouve cependant son homogénéité.»
Claudie Léger, La Tribune Le Progrès, le 19 décembre 2000.

Rosita Boisseau, Le Monde

« ...Lionel Hoche est un jeune homme qui a de la technique, du savoir-faire et envie naturellement de les faire valoir. Formé à l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris, passé par le Nederlands Dans Theater de Jiri Kylian en 1983, il y conçoit sa première pièce. Il devient ensuite l'assistant de Daniel Larrieu avant de lancer sa compagnie MéMé BaNjO, en 1992. Avec plus de trente pièces à son actif, entre autres pour le Ballet de l'Opéra de Paris, le Ballet de l'Opéra de Lyon et celui de Lorraine, ce chorégraphe de trente-sept ans fait parler de lui. Il est installé en résidence à Saint-Etienne depuis 1998 et est actuellement en tournée avec différents spectacles. Du 18 au 20 janvier, il était de passage à la Maison des Arts de Créteil avec sa nouvelle production (Versants).
Sur le plateau cadré par la jolie scénographie du plasticien Philippe Favier - des silhouettes noires découpées sur des parois blanches -, un comédien (Sébastien Charles) fait corps avec un texte (...) tandis qu'un quatuor à cordes livre sa nervosité qu'une bande-son électronique attise encore. Cinq danseurs au diapason articulent une danse savante - postérieurs en l'air, hanches qui roulent et bras qui moulinent en tous sens.
L'écriture de Lionel Hoche avance une virtuosité évidemment déstructurée où les corps sont toujours au bord du déséquilibre, chutent au sol dans des figures acrobatiques fluides. Imbriqués les uns dans les autres, ils s'ajustent comme des pièces de puzzle. Cette danse-relais - qui ose la claque sur les fesses - met en valeur l'énergie traversant la scène et entretient un dialogue léger entre les parties du corps plus secrètes. Ces Versants apportent la preuve que Lionel Hoche ne manque pas de munitions.(...)»
Rosita Boisseau, Le Monde, le 20 février 2001.

extraits/photos

distribution

Chorégraphie : Lionel Hoche
Scénographie : Philippe Favier - Lumières : Mikki Kunttu - Costumes: Alexandra Gilbert
Musique : créations de BOSCO & Jérôme Charles / chanson 'Un Ombra' (MINA)
Danseurs : Alexandra Gilbert, Marielle Girard, Cyrill Davy, Emmanuel Le Floch, Cédric Lequileuc
Comédien : Sébastien Charles - Musiciens : Céline Porron, Cécile Guillier, Sophie Chapuy,
Jean-Philippe Pascolo

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