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dimanche est le troisième opus d'une forme intimiste, généreuse et éclatée, initiée en 2015 avec lundijeudi. Puis vint samedicarrément en 2018.

Alors arrive dimanche en 2020.

dimanche est un récital percé de toute part par les réminiscences d'un monde "danse"

dimanche est un duo de clowns, une association burlesque

dimanche est une toute petite tribu pleine d'histoires en tranche

Récital, ballet, choré commémorative, récit anticipatif, collection, ce puzzle uniquement composé de pièces manquantes ou incomplètes fait feu de tout bois...

Et ils feront dialoguer (se disloquant) le dedans et le dehors, le maintenant et l'avant, le tout petit et l'immense, le vrai et le faux, le toi et le moi, la lumière et les ténèbres, le vide et le plein, le plus et le moins, le tout et le rien...

L'endroit où se tressent figures chorégraphiques, standards de jazz, Eric Satie et deux clowns existentiels.

Fatras au plateau

Post apocalyptique

Au bout du rouleau, au bord du gouffre, deux rescapés essayent...

Retrouver, trouver, se retrouver, se trouver là... dans ce trou trop plein...

Dans cette décharge une vieille télé qui de temps en temps émet un bref signal, entre des plages de neige et autres mires, puis se tait à nouveau...

Dérèglements

Ces émissions, signaux laborieux, ces apparitions, sont des extraits fantomatiques de pièces de danse variées, d'auteurs multiples, parfois disparus... si leur lumière arrive encore jusqu'à nous... c'est sans le son... En quelques sorte dessourcés... mais pas anodins...

Les deux compères en font tout un cinéma, dans le sens où comme au cinéma muet ils font et jouent la bande son, réactive l'espace sonore effacé et perdu, tout ça à l'aide d'un tas de vielles partitions - aussi trouvées dans la décharge - de standards de jazz notamment. Du coup se dessine un paysage d'oublis chorégraphiques, un frissonnement lointain qui fait histoire. Mais les pièces du puzzle, éparses, morcelées, en décomposition et privées de leur source sonore d'origine recomposent alors une autre poésie... et le décalage produit par leur nouvel écrin musical les éclaire d'un autre jour...

Egalement surgit ponctuellement une sorte de monstre quand s'assoupissent (?) ou s'éloignent les compères, monstre qui vient citer/re-citer/réciter/recycler/inventer de manière fantomatique un  passage dansé, fugace...

Parallèlement, avec tout ce qui se trouve dans cette décharge, ils construisent un vaisseau pour partir, radeau de fortune ou autre fusée de bric et de broc

En dernière partie, ce radeau, cet "espace ré-ordonné" figure une sorte de théâtre où prendra place un "ballet" (sur la musique de Parade de Satie), ballet ironique, duo de clown : nouveau départ?

Ce départ est un retour, un éternel retour, à l'espace : celui de l'imaginaire, de l'invention, du jeu et de la liberté.

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cast

Soooooooon...